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Le pétrole brut algérien devient le plus cher du monde arabe et d’Afrique

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En février 2026, le Sahara Blend devient le brut le plus cher du monde arabe et d'Afrique, porté par sa qualité supérieure : léger, faiblement sulfuré et particulièrement prisé des raffineries.

 

 

Le Sahara Blend, le pétrole brut de référence de l'Algérie, est devenu, fin février 2026, le plus cher du monde arabe. Il n'a pas seulement suivi la tendance haussière mondiale, il a devancé tous ses concurrents arabes, s'imposant au sommet de la catégorie.

Selon le dernier rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), compilé hier, le Sahara Blend a atteint un prix moyen de 73,59 dollars le baril en février, en hausse de 5,86 dollars par rapport à janvier, où il s'établissait à 67,73 dollars.

La principale raison de cette envolée est la guerre déclenchée le 28 février au Moyen-Orient. La crainte d'une perturbation du trafic dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport de plus de 20 % du pétrole mondial, combinée à la possibilité d'une contagion du conflit à l'ensemble du Golfe, a provoqué un afflux d'achats sur le pétrole de qualité fiable et disponible.

La qualité du Sahara Blend a renforcé son attractivité sur les marchés internationaux. Ce brut algérien est léger et faiblement sulfuré, ce qui le rend particulièrement prisé pour le raffinage et la production d'essences de haute qualité.

 

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Sa composition facilite la transformation industrielle et réduit les coûts de raffinage, ce qui en fait une référence stable et attractive pour les marchés internationaux en période d'instabilité et d'incertitude.

Hausse généralisée des bruts africains et arabes

Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont eu un impact immédiat sur l'ensemble des marchés pétroliers de la région, et pas seulement sur le Sahara Blend. Plusieurs autres références africaines et arabes ont enregistré des hausses significatives.

En Afrique, le Bonny Light nigérian a atteint 71,96 dollars le baril, soit une hausse de 4,30 dollars par rapport à janvier, tandis que le Es Sider libyen s'est établi à 71,14 dollars, en progression de 4,36 dollars. Le Rabi Light du Gabon a suivi la tendance avec 70,63 dollars, soit une augmentation similaire de 4,36 dollars. En effet, les marchés recherchent activement des bruts légers et de qualité fiable, capables de répondre à la demande internationale en période d'incertitude.

Du côté du Golfe, les bruts arabes ont également vu leurs cours grimper : le Murban des Émirats Arabes Unis s'est négocié à 69,45 dollars (+5,46 dollars), suivi de près par l'Arab Light saoudien à 68,40 dollars (+5,56 dollars) et le Dubai Crude à 68,26 dollars (+6,19 dollars). Même les bruts irakien et koweïtien ont progressé : Basrah Medium à 66,77 dollars (+5,49 dollars) et Koweït Export à 66,61 $ (+5,89 dollars).

Enfin, l'Iran Heavy, malgré la guerre qui touche le pays depuis fin février, s'est négocié à 66,59 dollars le baril (+5,72 dollars). Les investisseurs privilégient les bruts fiables, accessibles et faciles à raffiner, même dans les pays où la situation géopolitique est fragile.

Jihen Mkehli

 

Publié le 13/03/26 12:25

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